Affaire Assange: deux nouveaux témoins

Parmi les témoins interrogés dans le cadre de l’enquête sur un viol présumé commis par Julian Assange, deux n’avaient encore jamais été entendus par la justice.

 

 

Deux nouveaux témoins ont été entendus par la justice suédoise dans l’affaire Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, poursuivi pour un viol présumé commis en Suède en 2010, a annoncé lundi le Parquet.

«Durant l’été, sept témoins ont été interrogés dans le cadre de l’enquête concernant Julian Assange», a indiqué le Parquet dans un communiqué. Parmi eux, «deux personnes n’avaient encore jamais été interrogées auparavant», a-t-il précisé.

Une fois les conclusions des entretiens – en cours d’analyse – rendues, «l’enquête pourra être abandonnée ou je pourrai ordonner des actes complémentaires», a expliqué la procureure en charge de l’instruction, Eva-Marie Persson, citée dans le communiqué.

La magistrate avait annoncé à la mi-mai la réouverture de l’enquête pour viol contre Julian Assange, 48 ans, après son interpellation par la police britannique à l’ambassade d’Équateur à Londres le 11 avril.

«Si j’estime que la prochaine étape consiste à interroger Julian Assange, je rendrai une décision d’enquête européenne», un mécanisme de coopération entre États membres de l’Union européenne dans les enquêtes pénales, «auquel cas j’écrirai aux autorités britanniques pour leur demander de conduire un interrogatoire,» a-t-elle ajouté lundi.

La réouverture de l’enquête suédoise avait relancé un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d’une décennie, pendant laquelle le fondateur de WikiLeaks – qui a publié des centaines de milliers de documents confidentiels – et ses soutiens n’auront eu de cesse de dénoncer une manoeuvre destinée à le faire extrader vers les États-Unis, qui l’accusent d’espionnage.

C’est officiellement pour éviter cette extradition que l’Australien s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l’enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017.

 

Assange ni les faits

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits en août 2010, la plaignante suédoise accuse l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait refusé tout rapport non protégé à plusieurs reprises.

De son côté, Julian Assange a toujours nié les faits de viol, et soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. Les faits, passibles de quatre ans de prison, seront prescrits le 17 août 2020.

 

(nxp/afp)

 

Leave a Reply

Your email address will not be published.