Pétrolier iranien: l’arme des visas américains

Washington menace d’interdiction de visa l’équipage du tanker iranien Grace 1, accusé de soutenir les Gardiens de la Révolution.

 

 

Les Etats-Unis ont menacé jeudi d’interdiction de visa l’équipage du pétrolier iranien Grace 1, arraisonné au large de Gibraltar début juillet par la police et les douanes de ce territoire britannique, mais autorisé à repartir par la Cour suprême de Gibraltar.

«Les Etats-Unis affirment que le Grace 1 aidait le corps des Gardiens de la Révolution islamique en transportant du pétrole depuis l’Iran vers la Syrie (…) Les membres d’équipage de bateaux aidant les Gardiens de la Révolution en transportant du pétrole depuis l’Iran pourraient ne plus pouvoir bénéficier de visas ou être admis sur le territoire américain», a écrit le département d’Etat dans un communiqué.

 

«Piraterie maritime»

«La communauté maritime doit bien savoir que le gouvernement américain entendre révoquer les visas accordés aux membres d’équipages de ce genre», a encore ajouté la diplomatie américaine.

Le gouvernement de Gibraltar et les Etats-Unis ont dit début juillet soupçonner la cargaison d’être destinée à la Syrie, cible depuis le début du conflit en 2011 de sanctions qui touchent son secteur pétrolier. Une saisie qualifiée par Téhéran de «piraterie maritime».

Pour justifier la décision de jeudi de laisser repartir le pétrolier, malgré une demande de dernière minute des Etats-Unis de prolonger l’immobilisation du navire, le chef du gouvernement de Gibraltar Fabian Picardo a expliqué avoir reçu la promesse écrite de Téhéran de ne pas envoyer les 2,1 millions de barils de pétrole en Syrie.

 

(nxp/afp)

 

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