Caracas disposé à reprendre le dialogue

Alors que les pourparlers avec l’opposition sont suspendus depuis début août, Caracas est d’accord pour discuter à nouveau avec un mécanisme repensé.

 

 

Le gouvernement vénézuélien s’est dit disposé à reprendre le dialogue avec l’opposition mais en modifiant le mécanisme, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie vénézuélienne Jorge Arreaza. Les pourparlers ont été suspendus début août par le président socialiste Nicolas Maduro.

«Il y aura une rencontre (avec les délégués de la Norvège) et nous parviendrons sûrement à rétablir le dialogue avec un mécanisme repensé, au terme d’une réflexion nécessaire, qui a lieu en ce moment», a déclaré le ministre des Affaires étrangères à des journalistes.

Des représentants du gouvernement norvégien sont actuellement à Caracas pour tenter de relancer le dialogue entre le pouvoir et l’opposition, a déclaré mercredi le chef de cette dernière, Juan Guaido.

Ce dialogue est à l’arrêt depuis que le président vénézuélien Nicolas Maduro a suspendu le 7 août la participation de la délégation officielle aux pourparlers, qui se déroulent à La Barbade sous médiation norvégienne. Il entendait ainsi protester contre le fait que Washington a imposé le gel de tous les avoirs du gouvernement vénézuélien aux Etats-Unis, qui soutiennent Juan Guaido.

 

Soutenu par Guaido

«Ce mécanisme que nous avions il y a encore une semaine a eu pour résultat l’embargo (économique des Etats-Unis), les attaques, l’appel à la conspiration, au coup d’Etat», a dénoncé Jorge Arreaza, qui participe aux pourparlers. «Nous devons avoir un mécanisme qui garantisse la paix, la cohabitation, la coexistence entre nous tous», a-t-il ajouté, soulignant que le chef de l’Etat «avait mis (les discussions en) pause, nous ne sommes pas sortis du processus».

Selon le gouvernement, ce blocus économique américain, qui comporte des sanctions contre les pays qui commerceraient avec le Venezuela, a été «sollicité et soutenu» par Juan Guaido. Chef du Parlement, la seule institution vénézuélienne contrôlée par l’opposition, Juan Guaido s’est proclamé en janvier dernier président par intérim du Venezuela et il est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis.

Le chef de l’opposition veut le départ du pouvoir de Nicolas Maduro et la constitution d’un gouvernement de transition qui convoquerait des élections. Il n’exclut pas de solliciter une intervention militaire des Etats-Unis dans la crise.

 

Pacifiquement

Le dialogue intervénézuélien a débuté à Oslo et s’est transféré le 8 juillet à La Barbade, dans les Caraïbes. Ces discussions visent à régler pacifiquement la grave crise politique, économique et sociale que connaît le Venezuela, marquée notamment par l’hyperinflation et par l’effondrement de sa production de pétrole brut, vitale pour ce pays.

 

(nxp/ats)

 

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