Un ex-chef de service à l’Etat interdit d’enseigner

Le Conseil d’Etat neuchâtelois a retiré son droit d’enseigner à l’ex-chef des formations post-obligatoires et de l’orientation du canton. Des textos avec une mineure en sont la cause.

 

 

L’ex-chef des formations, Laurent F. est sous enquête pénale pour tentative d’actes d’ordre sexuel avec des enfants et pornographie.

Laurent F. «n’aura plus le droit d’exercer dans les écoles publiques du canton pour une durée fixée à cinq ans», a déclaré la conseillère d’Etat Monika Maire-Hefti dans une interview publiée jeudi par Arcinfo. «Cette sanction pourrait ensuite être levée, à condition qu’il en fasse la demande et qu’un avis médical favorable soit rendu».

La cheffe du Département de l’éducation et de la famille a précisé qu’actuellement quatre enseignants dans le canton sont privés de leur droit de pratiquer. Les trois quarts concernent des affaires de moeurs.

 

«Tolérance zéro»

A propos de Laurent F., Monika Maire-Hefti a expliqué que le «lien de confiance est rompu. Lorsqu’il s’agit d’affaires de moeurs, c’est tolérance zéro». La conseillère d’Etat balaie la thèse de l’expérience scientifique donnée par l’ex-chef de service qui a déclaré vouloir «tester l’efficacité de la prévention».

L’ex-chef de service est sous le coup d’une enquête pénale pour avoir échangé des messages à connotation sexuelle avec une jeune fille de 14 ans, qui s’est avéré être un agent de police sous couverture. Il est aussi accusé de pornographie, des photos illicites avec des enfants ayant été trouvées à son domicile.

 

(nxp/ats)

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