Un avocat bruxellois poursuivi pour faux en écriture: il aurait falsifié des documents pour tenter d’obtenir la liberté provisoire de son client

Le parquet de Bruxelles a cité un avocat du barreau de Bruxelles devant le tribunal correctionel pour une affaire de faux en écriture et usage de faux, a appris jeudi l’agence Belga du parquet. L’avocat en question, maître H.E.A., aurait falsifié des documents dans une procédure devant la chambre des mises en accusation, pour essayer d’obtenir la liberté provisoire de son client à l’aide de ces documents. Il devra se présenter devant le tribunal le 30 janvier prochain.

 

 

C’est le parquet fédéral qui a eu les premiers soupçons à l’été 2017, alors que l’avocat en question intervenait dans l’un de ses dossiers. Ce dernier défendait Jamal. E.H., un Algérien de 40 ans considéré comme étant à la tête d’une organisation criminelle opérant à grande échelle dans la fabrication de faux documents d’identité. Le suspect a été condamné en mai dernier à sept ans de prison pour ces faits. Jamal E.H. a interjeté appel.

Dans l’attente de son procès en appel, son avocat a demandé à deux reprises sa remise en liberté. Lors de ces demandes, l’avocat a fait mention, les deux fois, de la déclaration d’une femme qui indiquait que Jamal E.H. pouvait résider chez elle.

La chambre de mises en accusation n’a pas remis E.H. en liberté. Cependant, le fait que Jamal E.H. entretenait une relation avec deux femmes différentes depuis la prison a éveillé l’attention du parquet. Les deux femmes ont été entendues. Elles ont déclaré qu’elles ne connaissaient pas du tout Jamal E.H. et qu’elles n’avaient jamais indiqué qu’il pouvait dormir chez elles. Elles ont toutes deux ajouté dans leurs déclarations avoir par le passé consulté l’avocat H.E.A., ce dernier ayant alors relevé à l’époque une copie de leurs cartes d’identité.

Selon le parquet fédéral, ces propos tenus lors des auditions étaient suffisants pour soupçonner que les déclarations des deux femmes, que l’avocat avait utilisées devant la chambre des mises en accusation pour plaider la remise en liberté de son client, étaient des faux. Il en a ensuite avisé le parquet de Bruxelles. Ce dernier a cité l’avocat H.E.A. devant la 50e chambre du tribunal correctionel pour le 30 janvier.

 

(belga)

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