Bombardier abolit 2500 emplois au Québec

Le couperet tombe chez Bombardier, qui a l’intention de sabrer 5000 emplois dans le monde – dont environ 2500 au Québec – en plus de se départir d’actifs, dont le programme d’avion turbopropulsé Q400.

Cette autre restructuration, annoncée jeudi à l’occasion de la publication des résultats du troisième trimestre, devrait être complétée d’ici 18 mois et permettre à l’entreprise d’économiser annuellement 250 millions  US grâce à l’élimination des postes.

L’action a chuté de huit points à l’ouverture de la Bourse de Toronto.

« Nous continuerons de façon proactive à recentrer et rationaliser l’entreprise ainsi qu’à allouer nos capitaux avec discipline, a souligné le président et chef de la direction de l’avionneur, Alain Bellemare, par voie de communiqué. Je suis très fier de ce que nous avons accompli jusqu’ici, et je suis très enthousiaste face à notre avenir. »

Tournée vers sa division ferroviaire et des jets d’affaires dans le cadre de son plan de redressement, Bombardier a également conclu deux transactions totalisant environ 900 millions  US en vendant des actifs.

Après la C Series – désormais contrôlée par Airbus – c’est au tour des avions à hélices Q400 de quitter le giron de la compagnie, qui vend ce programme à l’entreprise britanno-colombienne Viking Air pour environ 300 millions  US.

De nombreuses questions subsistaient quant à l’avenir du Q400 puisque Bombardier avait annoncé la vente de son site de Downsview, près de Toronto, où s’effectuait l’assemblage des Q400 et des jets d’affaires Global.

Si un nouveau site avait été désigné en sol ontarien pour le Global, le constructeur d’avions et de trains se limitait à dire qu’il désirait réduire les coûts de production de ses avions à hélices, sans fournir plus de détails sur ses intentions.

Pour la période de neuf mois terminée le 30 septembre, le Q400 comptait 66 commandes fermes.

Dans le secteur des avions commerciaux, il ne reste que les avions CRJ, assemblés à Mirabel, dans le portefeuille de Bombardier, qui dit vouloir se concentrer sur les « occasions de croissance de transport, des avions d’affaires » ainsi que dans la division aérostructures.

Par ailleurs, l’avionneur québécois a également cédé ses activités concernant la formation de techniciens et de pilotes pour ses avions d’affaires à la multinationale québécoise CAE, empochant au passage près de 645 millions US.

« Avec (ces) annonces, nous mettons en oeuvre les prochaines mesures nécessaires pour concrétiser la pleine valeur du portefeuille de Bombardier », a estimé M. Bellemare.

En ce qui a trait à sa performance au troisième trimestre terminé le 30 septembre, Bombardier a engrangé un profit net de 149 millions  US, ou quatre cents US par action, par rapport à une perte nette de 100 millions US, ou quatre cents US par action, il y a un an.

Ses revenus ont toutefois fléchi d’environ 5 %, à 3,64 milliards  US.

Abstraction faite des éléments non récurrents, le résultat ajusté de Bombardier a été de 167 millions  US, comparativement à une perte ajustée de 11 millions  US, lors du troisième trimestre de l’exercice précédent.

Les analystes sondés par Thomson Reuters Eikon tablaient sur un profit ajusté par action de deux cents US sur un chiffre d’affaires de 3,87 milliards  US.

 

(pc)

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