Guy Ouellette expulsé du caucus libéral

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a expulsé vendredi le député Guy Ouellette de son caucus, invoquant un « grave bris de confiance ».

 

 

Dans sa première allocution comme chef intérimaire libéral, Pierre Arcand a confirmé que sa formation politique avait montré la porte au député de Chomedey, pourtant réélu lundi lors des élections générales qui ont porté la Coalition avenir Québec (CAQ) au pouvoir.

Selon le peu d’informations dévoilées par les troupes libérales vendredi midi, M. Ouellette ne s’est pas présenté à la réunion du PLQ le matin même, mais a plutôt choisi de faire parvenir une lettre à ses collègues.

Impossible, toutefois, d’en connaître le contenu ni de prendre connaissance de la discussion qui a suivi. Interrogée à ce sujet, la présidente du caucus libéral, Filomena Rotiroti, a été catégorique : si M. Ouellette veut rendre la lettre publique, ce sera à lui de le faire.

« Ouellette avait l’opportunité ce matin de se présenter au caucus pour s’expliquer, et il a choisi d’envoyer une lettre que j’ai lue devant l’ensemble des élus. Par la suite, le caucus a statué sur son avenir. Alors, il est exclu du caucus. » – Filomena Rotiroti, présidente du caucus libéral

Le chef par intérim du PLQ, Pierre Arcand, a pour sa part évoqué un « bris de confiance » lié à « plusieurs événements qui se sont produits au cours de la dernière année » pour expliquer la décision du caucus.

« Quand on fait des réunions avec plusieurs députés et qu’il y a un manque de confiance, il est sûr qu’on ne peut pas créer cette unité qui est essentielle au succès du groupe », a-t-il expliqué en entrevue sur les ondes d’ICI RDI.

 

Fuites d’informations et perquisitions

Plongé pendant plusieurs mois dans la tourmente en raison de son arrestation par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), en octobre 2017, Guy Ouellette était soupçonné d’être mêlé aux fuites d’informations relatives à l’enquête Mâchurer qui porte sur le financement du PLQ, sur l’ex-premier ministre Jean Charest et sur son grand argentier de l’époque, l’entrepreneur Marc Bibeau.

Cette enquête de l’UPAC a connu un nouveau rebondissement, à quelques jours des élections du 1er octobre, lorsqu’il a été annoncé, par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), que les mandats de perquisition obtenus par l’UPAC contre M. Ouellette n’étaient plus valides.

Avant les élections, le chef libéral d’alors, Philippe Couillard, assurait que Guy Ouellette reviendrait au sein du caucus si son parti était reporté au pouvoir.

 

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