Il a dû payer une pension à son ex… qui était bigame

Un homme accusé de pluralité de mariage vient d’être blanchi. Son épouse ne lui avait pas dit qu’elle était déjà mariée.

 

 

La belle rencontre sur le web entre un Fribourgeois et une Ukrainienne a débouché sur un mariage, le 23 avril 2015 à Vevey. Mais le marié ne connaissait pas tout du passé de sa femme. Condamnée pour bigamie à des jours-amende et à une amende de 500 francs, l’épouse, qui serait médecin, était en effet déjà mariée au moment de passer devant l’officier d’état civil.

Le quinquagénaire, lui, n’en savait rien. Au contraire de Madame, il a fait recours. Le juge a cru sa bonne foi: l’honneur de Claude* est lavé. Mais le divorce d’avec sa «femme» n’est pas terminé. Le mari a en effet dû payer, des mois durant, une pension de 3000 francs à son ex lors de leur séparation.

Le parcours de cette quadragénaire est peu commun: elle s’est mariée une première fois au Canada en 2006 et a divorcé en 2007. Avant de se remarier avec le même homme en 2008. Une nouvelle procédure de séparation a été entamée, en France cette fois, en juillet 2010, mais le divorce n’était pas prononcé lorsqu’elle s’est unie au Fribourgeois.

 

«Je l’ai crue. Je n’ai pas vérifié»

Leur relation n’a pas duré et Claude a quitté le domicile conjugal. Une procédure de séparation a été engagée et le mari a dû passer à la caisse. C’est en allant chercher des papiers pour cette procédure qu’il a finalement découvert que le divorce de l’Ukrainienne avait été prononcé le 18 mai 2015, soit un mois après son propre mariage. L’officier d’état civil de Vevey n’y avait vu que du feu.

Désormais, c’est la justice civile qui doit annuler cette union illégale. Mais, pour les finances de Claude, il est un peu tard. «Je l’ai crue. Je n’ai pas vérifié. J’avais confiance», regrette-t-il.

* Prénom d’emprunt

 

(c.h./20minutes)

 

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