Plainte pour diffamation de l’accusatrice de Besson

L’actrice qui accuse Luc Besson de viol attaque l’hebdo Le Point pour diffamation.

 

 

La comédienne qui accuse le cinéaste français Luc Besson de l’avoir violée mi-mai à Paris, se dit victime de «nombreuses attaques mensongères» dans la presse. Elle a annoncé lundi avoir porté plainte pour diffamation publique contre l’hebdomadaire Le Point.

Agée de 30 ans, Sand Van Roy accuse l’hebdomadaire d’avoir porté atteinte à son honneur en la présentant faussement comme une ancienne «call-girl», dans des articles des 25 et 28 mai sur son site internet, selon cette plainte du 23 août déposée par l’avocate Jade Dousselin.

«Ces propos sont mensongers et diffamatoires», déclare la comédienne dans un communiqué, où elle dénonce plus largement des déformations de son histoire visant à décrédibiliser ses accusations.

«Je n’ai en aucun cas souhaité rendre public ce dépôt de plainte (…). Mon souhait de rester dans l’anonymat n’a pas été respecté, cette médiatisation a tout détruit autour de moi et m’a forcée à sortir du silence le 9 juillet dernier et me force à prendre la parole aujourd’hui», ajoute-t-elle.

 

Le journaliste maintient le terme

«Ce qui arrive est extrêmement violent (…)», affirme la jeune femme. «Déposer plainte et témoigner de ce que j’ai vécu a été une épreuve mais constater que l’on se réapproprie mon histoire et cette affaire en déformant la vérité est encore plus difficile».

Interrogé par le site d’information Mediapart, qui a dévoilé cette plainte pour diffamation, l’auteur des articles du Point, Aziz Zemouri, maintient l’emploi du terme «call-girl». Il assure «avoir atténué la réalité» et se fonder sur «des témoignages recueillis dans le milieu du cinéma et les productions Besson».

Une enquête de Mediapart publiée en juillet a recueilli plusieurs témoignages de femmes accusant le réalisateur du «Grand Bleu» de gestes déplacés voire d’agressions sexuelles. Une ancienne directrice des castings a écrit début juillet au procureur de la République de Paris pour dénoncer des faits qu’elle qualifie d’«agressions sexuelles».

 

«Accusations fantaisistes»

Sand Van Roy avait, elle, déposé plainte pour viol le 18 mai après un rendez-vous dans un palace parisien avec le célèbre producteur français, qui avait dénoncé immédiatement des «accusations fantaisistes».

Elle avait raconté entretenir une relation intime avec le cinéaste de 59 ans depuis environ deux ans et s’y être sentie obligée compte tenu de leurs rapports professionnels, selon une source proche de l’enquête toujours en cours à Paris.

 

(nxp/ats)

 

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